8 juin 2013

Cinq étapes pour guérir les blessures de l’avortement

Envoyé par Anawin

Manfred M. Müller, rédacteur en chef de la revue Medizin und Ideologie ("Médecine et idéologie") d'une association de médecins pro-vie en Europe germanophone, est l'auteur d'un petit livre de 40 pages, Fünf Schritte - die Heilung der Abtreibungswunden ("Cinq étapes pour guérir les blessures de l'avortement"); il y met en lumière les manières de guérir le "Post Abortion Syndrome" (anglais, abrégé en "PAS"). Trois questions à ce spécialiste de littérature, qui est aussi théologien:

ASME: Monsieur Müller, quelles attitudes doit-on éviter avec les femmes qui ont avorté?

Manfred M. Müller: Premièrement, les jugements de ceux qui savent tout, et deuxièmement, tout aussi dévastateurs, les propos lénifiants à tout-va. Et voici pourquoi.
Aucun d’entre nous ne connaît l’histoire des femmes qui avortent, ni des hommes. Quelles blessures y a-t-il dans leur vie? Quelle panique les a donc pris, les poussant à ce court-circuit mortel qu’est l’avortement? Quels étranglements ou quels égoïsmes ont-ils finalement été les mobiles décisifs?
Pour autant, on ne saurait en conclure qu’il faut minimiser l’avortement. La femme, ou l’homme, savent bien, au fond, que leur décision est erronée.

À quelles résistances les femmes sujettes au PAS doivent-elles renoncer pour regarder vers leur guérison?

Le refoulement, la projection et la justification. Le refoulement peut être tellement violent qu’une femme se souviendra certes d’autres opérations, mais pas d’un avortement pourtant antérieur d’un an seulement. La projection désigne le fait de reporter sur d’autres sa propre responsabilité. La justification, enfin, utilise l’offensive: on défend, on approuve haut et fort l’avortement, en bloquant d’emblée toute confrontation avec le vécu.

Quelles étapes de guérison font-elles qu’une femme sujette au PAS revit?

1. La femme dit oui à sa souffrance. Cette souffrance n’est pas dissimulée ou refoulée. La femme avoue que cette souffrance est liée à l’avortement.
2. La femme appelle par son nom ce qui s’est passé. L’avortement n’est pas une interruption de grossesse, mais le meurtre de son enfant.
3. La femme avoue sa faute. Il se peut qu’elle ait été soumise à d’importantes pressions lorsqu’elle a accepté d’avorter. Mais il est nécessaire que la femme avoue qu’elle est elle aussi responsable de l’avortement.
4. La femme souhaite la réconciliation. Réconciliation avec son enfant tué. Réconciliation avec les êtres qui l’ont poussée à l’avortement. Mais aussi réconciliation avec elle-même, et réconciliation avec Dieu, Créateur de la vie – par la repentance et l’aveu.
5. La femme choisit la vie. Au cours de l’avortement, on a éteint la vie d’un enfant à naître. Maintenant, la femme comprend que la vie est un cadeau – elle choisit maintenant la vie, qu’autrefois elle a niée.
Fin de l’interview
L’avortement ne résout pas les problèmes, mais ne fait qu’en créer de plus grands. Et c’est surtout à la femme qu’il ne sert à rien non plus d’escamoter et de dédramatiser tout bonnement les conséquences de l’avortement. Très concrètement, l’ASME fournit des conseils et son aide pour trouver une solution qui permette de garder les enfants en vie et de préserver les femmes des lourdes conséquences d’un avortement.

 

Source ASME